'' '' Plantae '' ...une partie de moi est donc toujours présentes à leurs côté, comme ça si un jour je perds le foi, je serais au moins ou retrouvé mon âme, mon c½ur et ma raison. ''
De la chlorophylle coule dans mes veines :
Quel ne fut pas ma surprise de voir ce jour de vendredi 6 septembre 2008 une lumière apparaître au travail.
A peine rentré dans le magasin à dix heures moins cinq tapantes, après avoir effectué une montée de marches demi-palier par demi-palier et une fois arrivé devant la porte du vestiaire Homme...j'entendis...
Ma main droite et tout mon corps s'arrêta net,... j'entendis '' Gérard ! met les plantes là ! ''...
...J'entendis ce petit mot à sept lettres contenant autant de lettres que n'en contient mon prénom primaire.
Je sentis des frissons parcourir mon échine et mon être tout entier.
Ce mot signifie tant pour moi : il symbolise la vie, la mort, ma création, la réincarnation, le silence, le bruit, la force...
Je fis donc un pas en arrière tout en relâchent ma main droite qui était prête de son propre poignant à exercer une pression de quelques Newtons sur la poignée de la porte verte.
Une autre enjambée m'amena aux abords de la rambarde du couloir surélevé où de ce fait je donna l'ordre à mes mains d'agripper fermement cette dernière pour permettre à mon corps de se pencher dans un basculement d'environ 45° par rapport à mon inclinaison initiale.
J'aperçus en contrebas des rangées d'Orchidées allant du blanc pourpré au rose-violacé en passant par des couleurs chatoyantes tachetées.
Mon regard se perdis, allant de droite à gauche celui-ci découvris émerveillé plusieurs rangées disposées au niveau (2 rangées de plantes de large sur une dizaine de long par inter-caisse) des caisses de ces extraordinaires êtres vivants.
Mon cerveau ressentant un signe ordonna à mes yeux et à ma tête de bifurqué à bâbords toute.
Mes yeux s'emplirent alors d'un liquide lustrant, brillant car émerveillé celui-ci aperçus d'autres congénères végétaux tel des petites Dracaena (Cordylines), Ficus, Yucca et autres plantes chlorophylliennes vertes foncées à vert bouteille.
Mon empressement d'aller bosser ce jour-là en fut alors d'autant plus grand.
Soi dis en passant que les autres jours de travail de '' dur labeur '' l'envie de bosser était conséquente tout de même cela n'empêche...mais aujourd'hui...c'était différent !
C'était différent, aujourd'hui je pouvais parler, bichonner, être attentionné...
Car comment voulez-vous bichonner ou même encore parler à des machines du '' Stihl '' tondeuse, trons', taille-haie, débro'...ou encore attendre un remerciement lors de la mise en rayon d'un banal bout de fil ou d'un simple outil inerte ?
Moi je dis impossible !
Mais là au moins il y allait avoir '' contact '', j'allais me sentir dans mon élément.
J'avais un pressentiment au moment de descendre _ juste après mettre habillé, avoir pointé _ que j'allais être mis pour mis pour un moment à jouer les '' Maken-pisse, le maître de l'arrosoir '' !
Je ne sais pas pourquoi mais je le sentais venir de loin.
Il en fût que je m'étais pas trompé.
On m'assigna la tâche de rafraîchir et revigorer mes amis à vacuole plus grande que les miennes.
Pour cela je pris en rayon un arrosoir basique vide avec embout puis un petit pulvérisateur 1er prix pour effectuer ce qui m'étais impartis.
Vous me direz oui ben c'est normal...quelques bouts de plastiques, de ferrailles, de polyéthylène puis hop c'est partis !
Et ben moi je dis non !
Je dis qu'il faut honorer ces deux instruments.
L'un me fais penser à ce que les Irlandais et les Bretons (ou comme toute autre personne les connaissant) appellent une cornemuse pour l'arrosoir.
Quand tout à l'heure je disais vide, je ne disais pas tout à fait la vérité :
L'eau ou la voix qui y pénètre ainsi que l'air qui y ai '' invisiblement omniprésent '' fais du bruit (gouttes d'eau s'entrechoquant, écho plus ou moins grave, souffle ou murmure en silence d'oxygène).
Celui ci n'est donc pas si vide que ça puisqu'il est emplis de tout ces d'éléments.
Quant à lui, le pulvé me fais penser à un mini lance-flamme ou encore à une épée fine longitudinale communément appelée dague par rapport à la lance.
J'ai l'impression avec tout cet attirail, tout ce bric à broc d'être en croisade en défense et en attaque d'un camp d'élite, ou d'être à Waterloo au côté de Napoléon avec ma baïonnette...
Je pris donc mon paquetage, parti à la conquête des rayons me séparant du paradis sans trop m'y attarder de peur d'y croisé un client qui de part une interpellation certaine de ma personne m'aurais privé de quelques secondes supplémentaires auprès de mes amies chlorophyllienne.
Une fois arriver dans la dernière ligne du dernier rayons je pris à tribord toute sans trébucher mais en m'arrêtant net après celui ci....
Je fus en extase sensorielle totale, coupé du monde, en pleine autarcie face à ELLES.
Cela faisais fort longtemps que je n'avais croisé une zone végétale si dense si condensée sur une si petite surface (environ une trentaine de mètres carré).
Cela remonte plus exactement en 2005 environ lors de la réalisation du patio du Rinkla Stadium ou encore avec la re-végétalisation de l'ancienne décharge de Kerjequel à Quimper destiné d'ici une dizaine d'année à devenir un parc de promenade (ces deux chantiers ayant chacun nécessité en moyenne au bas mot près de 30000 plants).
Dans le cas de figure présent il n'y en avais moins mais que du bonheur que de retrouver cette sensation sur ces 30 petit m² ^^.
Trente petit mètre carré où pendant trois heures environ j'allais cajoler, arroser, recevoir des merci silencieux à tout va de ces '' faiseuses d'oxygène ''.
L'assemblée '' Plantae '' se composais essentiellement de plantes dites tropicales poussant dans les endroits les plus chaud, les plus imprévisibles de notre chère planète.
Parmi celle ci il y avais bien sure l'incontournable Ficus ; le gracieux Bonzaï Ficus ; la pureté même de ces charmantes Orchidées ; '' la majestuosité '' du Dracaena Marginata ; la beauté foliaire du Musa Bananier ; la petitesse du Kalanchoe Roselina n'empêchant pas la magie de ces centaines d'inflorescences roses.
Il y avais encore le Phalaenopsis ; l'Araka ; le Tillandsia Cyanéa ; le Calathea ; le Spatyphillium ; le Beaucarnéa ; le Yacca à deux ou trois pieds ; le Phoenix Robelini (version feuillage non piquant) ; ainsi que d'inombrables autres petites '' mignonnettes exotiques ''.
Pchit...pchit...remplissage du broc avec H2O, transvasement de celle ci au pulvé, pompage forcé puis enfin aspersion rideau de pluie et cela jusqu'à plus soif une fois saturé '' osmotiquement '' du quota d'eau de leurs cellules respectives.
Une auréole apparue alors fictivement au dessus de chacune d'elles quant par la suite je leurs avait passé pour une meilleure beauté une brume liquide sur leurs feuillage.
Je pris du recul par rapport à ces trente mètre carré...je me suis sentis soudain utile, victorieux, une fois mon travail terminé.
Il y a de cela deux mois environ j'étais mal...pour moi je n'existais plus, j'en ai les larmes au c½ur et à l'âme rien de m'en souvenir...pendant cette période j'étais ceci : ...
Je plus indéterminé qu'un nourrisson en formation dans le ventre de sa mère, je me sentais bon à rien mais...
Mais...avec le petit d'âme, de raison et de c½ur qu'il me restait je prenais de ci de là des feuilles, une tige cassée, un plant abîmé...
Je voulais leurs venir en aide ou les avoir en compagnie et figurer vous que tous sont aujourd'hui épanouis et ne cesse de grandir de sorte qu'il faut leurs changer de pot...je ne plus écrire là je pleurs trop je vais juste dire une fois de plus merci aux plantes...celles présentes chez moi dans ma chambre ou dans l'appart tout simplement sont le symbole de ma renaissance.
Depuis ce jour là j'en ai fais d'autres boutures que je transmet aux personnes qui me sont chères, une partie de moi est donc toujours présentes à leurs côté, comme ça si un jour je perds le foi, je serais au moins ou retrouvé mon âme, mon c½ur et ma raison.